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COMPTE PROFESSIONNEL PREVENTION (C2P)

Dossier c2p
Ce que dit la loi : (Entrée en vigueur : 1er Octobre 2017)

Bon à savoir :

Les ordonnances gouvernementales liées au compte professionnel de prévention (compte C2P ex compte pénibilité), sont entrées en vigueur au 1er Octobre 2017. 
 
Les entreprises doivent analyser et déclarer les facteurs de risques professionnels (terme remplaçant le mot pénibilité) lors de l’établissement de la DSN 2017. 
 
Le « volet pénibilité C2P » qui en résulte, doit être validé et signé par les salariés puis annexé au document unique pour les périodes 2015, 2016, 2017 et les années à venir, en application des décrets en vigueur. 
 
L’analyse qui en résulte permet de produire un TABLEAU VOLET PENIBILITE A REMETTRE A VOTRE EXPERT COMPTABLE pour établir, de façon précise, la déclaration de fin d’année. 
 
Sans étude préalable, validée et signée par les salariés, la déclaration sera fausse ou ne sera pas réalisée avec précision. L’entreprise se trouvera alors taxée de « fausse déclaration » ou de « défaut de déclaration ».
 
Les salariés exposés bénéficient toujours des mêmes avantages : Départ anticipé à la retraite, réduction du temps de travail, formation en vue d’accéder à un emploi non exposé. 

Risques pour le dirigeant en cas de défaut :

1. L’article L. 4163-20 indique que l’action du salarié en vue de l'attribution de points ne peut intervenir qu'au cours des deux années civiles suivant la fin de la période de référence à condition qu’il ait eu connaissance de son droit (application du code civil). 
 
Le dirigeant doit alors justifier que le volet pénibilité a été établi, validé et signé par le salarié.
 
Le dirigeant qui effectue une déclaration aléatoire, sans analyse réelle ou qui n’a effectué aucune déclaration pénibilité sera sous le coup permanent d’une réparation financière envers le ou les salariés qui auront été lésés.
 
2. Les entreprises qui, misant à tort sur une hypothétique suppression du compte pénibilité, ont « omis » de déclarer et persisteraient dans cette omission encourent la pénalité prévue par le code du travail : jusqu’à « 50 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (3269 € en 2017), au titre de chaque salarié ou assimilé pour lequel l’inexactitude est constatée » (L4163-16 du code du travail à compter du 1er janvier 2018). 

Contrôles :

Les organismes gestionnaires mentionnés à l'article L. 4163-14 du code du travail peuvent faire procéder à des contrôles liés aux facteurs de risques professionnels (pénibilité), sur pièces (volet pénibilité) et sur place(dans l’entreprise). Ces contrôles sont effectués par des agents assermentés, il s’agit de l’inspection du travail, des CARSAT ou de la MSA.

A l’inverse

L’article L. 4163-3 précise que, le fait pour l'employeur d'avoir déclaré de façon juste et précise l'exposition d'un travailleur exposé, lui permettra de démontrer en cas de litige que sa responsabilité ne pourra être engagée et ainsi éviter au salarié lésé de demander une réparation financière.

Evolutions et changements :

Les dispositions prises par ordonnance qui devaient entrer en vigueur au 1er Janvier 2018 sont finalement applicables au 1er Octobre 2017. Le compte personnel de prévention pénibilité (compte C3P), devient le compte professionnel de prévention (compte C2P).
 
Les entreprises doivent analyser les facteurs de risques professionnels (terme remplaçant le mot pénibilité) et annexer le volet qui en résulte, au document unique pour les années 2015, 2016, 2017 en application des décrets en vigueur depuis le 1er Janvier 2015. 
 
Si aucune démarche déclarative n’a été réalisée pour 2015, 2016, 2017, une rectification peut être effectuée de la façon suivante : Pour 2015 (DADS complémentaire), 2016 (DADS annule et remplace), 2017 (DSN).
 
Pour l’année 2017 les dix critères sont analysés de la même façon qu’en 2015 et 2016, pour la période allant de Janvier à Septembre. 
 
A partir d’Octobre 2017 et jusqu’à Décembre 2017, seuls 6 critères sont analysés selon les mêmes règles. Il s’agit des températures extrêmes, du milieu hyperbare, du bruit, du travail de nuit, du travail en équipes successives alternantes, du travail répétitif.
 
Les salariés exposés qui bénéficient d’une incapacité permanente reconnue au titre d’une maladie professionnelle consécutive à un ou plusieurs facteurs de risques, liés à des contraintes physiques marquées ou à un environnement physique agressif ne se voient pas dans l’obligation de justifier d’un certain nombre d’années d’exposition aux facteurs de risques pour pouvoir prétendre à un départ à la retraite anticipé. Un arrêté fixera la liste des maladies professionnelles concernées. C’est dans cette liste que seront classés les manutentions manuelles, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques (les quatre facteurs exclus).
 
Quatre facteurs sont exclus du dispositif. Les 4 critères supprimés le sont uniquement pour le décompte des points. En aucun cas l’analyse de ces risques ne doit être abandonnée puisqu’ils pourront être reconnus en maladie professionnelle. Un salarié dont une incapacité de travail de 10% ou plus sera reconnue suite à une mauvaise gestion de ces 4 facteurs de risques, entrainera la responsabilité du dirigeant qui sera engagée au titre de la faute inexcusable. Si le salarié estime qu’une éventuelle perte d’emploi est due à la faute de son employeur, il pourra demander réparation également devant un tribunal de prud’hommes. 
 
Paradoxalement les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent 87 % des maladies professionnelles.
60 % de hausse en 10 ans des TMS reconnus d’origine professionnelle
45 % des TMS entraînent des séquelles (incapacités permanentes)
 
Deux familles de risques dans le document unique permettent principalement de définir et de mettre en place des préventions efficaces pour maitriser les TMS.
Il s’agit des « ports de charges » et des « postures pénibles » supprimées du compte prévention.
 
L’employeur déclare la « pénibilité » lors de l’établissement de la DSN pour la période allant jusqu’au 31 Décembre 2017.
Les salariés exposés seront crédités de 4 points pour un facteur, et de 8 points pour 2 facteurs et plus.
Les points acquis au titre du compte personnel de prévention de la pénibilité, sont transférés sur le compte professionnel de prévention.
 
Au 1er janvier 2018, l'ensemble du fonds chargé du financement des droits liés au compte personnel de prévention de la pénibilité sont transférés de plein droit aux organismes nationaux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP).
A la même date, le solde de ce fonds, au titre des années 2015, 2016, 2017, est affecté aux organismes nationaux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP).
Les cotisations sont dues au titre des années 2015, 2016, 2017. La cotisation additionnelle reste due pour le 4e trimestre 2017.

Régularisation des déclarations

Un dernier délai vient d’être donné aux employeurs pour rectifier la déclaration des expositions de leurs salariés en 2016 aux facteurs de risques professionnels du compte pénibilité.
 
Le décret N°2017-1462, publié au journal officiel du 12 octobre 2017, leur donne jusqu’au 5 ou 15 janvier 2018, selon l’échéance du paiement des cotisations, pour rectifier sans pénalité leur déclaration d’exposition « lorsque les rectifications apportées ne réduisent pas les droits acquis par le salarié au titre de la déclaration ». 
 
En d’autres termes, cette rectification ne pourra s’effectuer que pour ajouter des facteurs de risques ou des périodes d’exposition, et donc des points sur le compte pénibilité, mais pas pour en retirer.

EXTRAITS ORDONNANCE

Facteurs de risques professionnels
 
Art. L. 4161-1.-I.-Constituent des facteurs de risques professionnels au sens du présent titre les facteurs liés à : 
1° Des contraintes physiques marquées : 
« a) Manutentions manuelles de charges ; 
« b) Postures pénibles définies comme positions forcées des articulations ; 
« c) Vibrations mécaniques ; 
2° Un environnement physique agressif : 
« a) Agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées ; 
« b) Activités exercées en milieu hyperbare ; 
« c) Températures extrêmes ; 
« d) Bruit ; 
3° Certains rythmes de travail : 
« a) Travail de nuit dans les conditions fixées aux articles L. 3122-2 à L. 3122-5 ; 
« b) Travail en équipes successives alternantes ; 
« c) Travail répétitif caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l'exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte. 
Art. L. 4163-1.-I.-L'employeur déclare de façon dématérialisée aux caisses mentionnées, les facteurs de risques professionnels mentionnés aux b, c, d du 2° et au 3° de l'article L. 4161-1, auxquels les travailleurs pouvant acquérir des droits au titre d'un compte professionnel de prévention, dans les conditions fixées au présent chapitre, sont exposés au-delà de certains seuils, appréciés après application des mesures de protection collective et individuelle. 
 
« Art. L. 4163-3.-Le seul fait pour l'employeur d'avoir déclaré l'exposition d'un travailleur aux facteurs de risques professionnels mentionnés au I de l'article L. 4163-1 dans les conditions et formes prévues au même article ne saurait constituer une présomption de manquement à son obligation d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Ouverture et abondement du compte professionnel de prévention
Art. L. 4163-4.-Les salariés des employeurs de droit privé peuvent acquérir des droits au titre d'un compte professionnel de prévention, dans les conditions définies au présent chapitre. 
 
Art. L. 4163-5.- « L'exposition d'un travailleur, après application des mesures de protection collective et individuelle, à un ou plusieurs des facteurs de risques professionnels mentionnés au I de l'article L. 4163-1 au-delà des seuils d'exposition définis par décret, ouvre droit à l'acquisition de points sur le compte professionnel de prévention. 
 
Art. L. 4163-6.-Les points sont attribués au vu des expositions du salarié déclarées par l'employeur, sur la base de la déclaration mentionnée à l'article L. 4163-1, auprès de la caisse mentionnée aux articles L. 215-1, L. 222-1-1 ou L. 752-4 du code de la sécurité sociale ou à l'article L. 723-2 du code rural et de la pêche maritime dont il relève.
Utilisations du compte professionnel de prévention
Art. L. 4163-7.-I.-Le titulaire du compte professionnel de prévention peut décider d'affecter en tout ou partie les points inscrits sur son compte à une ou plusieurs des trois utilisations suivantes : 
1° La prise en charge de tout ou partie des frais d'une action de formation professionnelle continue en vue d'accéder à un emploi non exposé ou moins exposé aux facteurs de risques professionnels mentionnés au I de l'article L. 4163-1 ; 
2° Le financement du complément de sa rémunération et des cotisations et contributions sociales légales et conventionnelles en cas de réduction de sa durée de travail ; 
3° Le financement d'une majoration de durée d'assurance vieillesse et d'un départ en retraite avant l'âge légal de départ en retraite de droit commun. 
 
Gestion du compte, contrôle et réclamations
Art. L. 4163-14.-La gestion du compte professionnel de prévention est assurée par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés et le réseau des organismes de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du régime général. 
Art. L. 4163-16.-I.-Dans des conditions définies par décret, les organismes gestionnaires mentionnés à l'article L. 4163-14 du présent code peuvent procéder ou faire procéder à des contrôles de l'effectivité et de l'ampleur de l'exposition aux facteurs de risques professionnels ainsi que de l'exhaustivité des données déclarées, sur pièces et sur place. 
Ces contrôles sont effectués par des agents assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale, du travail et de l'agriculture ou confiés à des organismes de sécurité sociale habilités dans des conditions définies par décret. Les organismes gestionnaires peuvent demander aux services de l'administration du travail et aux caisses de mutualité sociale agricole de leur communiquer toute information utile. Le cas échéant, ils notifient à l'employeur et au salarié les modifications qu'ils souhaitent apporter aux éléments ayant conduit à la détermination du nombre de points inscrits sur le compte du salarié. 
Ce redressement ne peut intervenir qu'au cours des trois années civiles suivant la fin de l'année au titre de laquelle des points ont été ou auraient dû être inscrits au compte. 
II. En cas de déclaration inexacte, le nombre de points est régularisé. L'employeur peut faire l'objet d'une pénalité prononcée par le directeur de l'organisme gestionnaire. 
Réclamations
Art. L. 4163-20.-L'action du salarié en vue de l'attribution de points ne peut intervenir qu'au cours des deux années civiles suivant la fin de l'année au titre de laquelle des points ont été ou auraient dû être portés au compte. La prescription est interrompue par une des causes prévues par le code civil*.
*Par principe, le point de départ du délai de prescription commence à s’écouler lorsque le titulaire du droit a effectivement connu les faits permettant de l’exercer. Mais il peut courir dès avant, s’il est établi que le titulaire aurait dû les connaître (code civil).
 
« Financement
Art. L. 4163-21.-Les dépenses engendrées par le compte professionnel de prévention mentionné à l'article L. 4163-1 et sa gestion sont couvertes par les organismes nationaux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du régime général et celle du régime des salariés agricoles, chacune pour ce qui la concerne. 
 
Dispositions d'application
Art. L. 4163-22.-Sauf dispositions contraires, les modalités d'application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. »
Art. L. 432-12.-Au titre de la reconversion professionnelle, la victime atteinte d'une incapacité permanente supérieure ou égale à un taux fixé par décret peut bénéficier d'un abondement de son compte personnel de formation prévu à l'article L. 6111-1 du code du travail selon des modalités précisées par décret en Conseil d'Etat. »
2° Jusqu'au 31 décembre 2017, les articles correspondants du code du travail continuent à s'appliquer dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la présente ordonnance. Toutefois, pour le quatrième trimestre 2017, la cotisation additionnelle, est due par les seuls employeurs ayant exposé au moins un de leurs salariés aux six facteurs de risques professionnels définis à l'article L. 4163-1 du code du travail dans la rédaction issue de la présente ordonnance. Seuls les rémunérations ou gains des salariés exposés à ces six facteurs sont pris en compte dans le calcul du montant de cette cotisation.
 
IV. - Pour les expositions aux facteurs de risques professionnels au titre des années 2015, 2016 et des trois premiers trimestres de 2017, les articles L. 4161-1, L. 4162-1 à L. 4162-10, L. 4162-12 à L. 4162-16 et L. 4162-20 du code du travail demeurent applicables dans leur rédaction antérieure aux dispositions issues de la présente ordonnance.
 
V. - Les points acquis au titre du compte personnel de prévention de la pénibilité, qui n'ont pas été utilisés avant l'entrée en vigueur de la présente ordonnance, sont transférés sur le compte professionnel de prévention.
 
Au 1er janvier 2018, l'ensemble du fonds chargé du financement des droits liés au compte personnel de prévention de la pénibilité sont transférés de plein droit aux organismes nationaux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles.
A la même date, le solde de ce fonds, au titre des années 2015 à 2017, est affecté aux organismes nationaux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP)
 
Fait le 22 septembre 2017.

Rappels de base historiques :

La pénibilité au travail se définit comme une exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels susceptibles de laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé. 
 
Ces facteurs sont liés à des contraintes physiques marquées, à un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail. Les expositions à ces facteurs sont évaluées après prise en compte des mesures de protection collective et individuelle mises en œuvre dans l'entreprise.
 
En 2011, 10 facteurs ont été définis et inscrits dans le code du travail. La loi prévoit que 4 facteurs de risques sont entrés en vigueur en 2015, les 6 autres en 2016.

Que prévoit le dispositif ?

Le Compte prévention pénibilité repose sur la définition de seuils annuels minimums d'exposition associés à chacun des 10 facteurs de risques cités ; chaque salarié exposé à au moins un facteur au-delà du seuil fixé, et dont la durée du contrat de travail est supérieure ou égale à un mois, doit être déclaré par son employeur.
Cette déclaration permet au salarié concerné de bénéficier d'un compte et de cumuler des points, au titre d'un ou plusieurs facteurs de risques sur une période donnée. Le Compte prévention pénibilité est alimenté tout au long de la carrière, jusqu'à 100 points maximum (non renouvelables) et permet de financer :
Des formations professionnelles pour accéder à un poste moins ou non exposé aux facteurs de pénibilité ;
Des heures non travaillées, c'est-à-dire un travail à temps partiel tout en conservant son salaire;
La validation de trimestres d'assurance retraite (majoration de durée d'assurance), dans la limite de 8 trimestres ; cette utilisation peut permettre d'anticiper jusqu'à 2 ans l'âge de départ à la retraite par rapport à l'âge légal.

Contribuer à réduire la pénibilité du travail et l'exposition aux facteurs de pénibilité. 

Les 20 premiers points acquis sont réservés à la formation professionnelle (sauf cas particuliers : Ainsi, le salarié peut recourir à une formation afin de réduire son exposition aux facteurs de risques ou accéder à un emploi non exposé. 
 
L'exposition est évaluée après prise en compte des mesures de protection individuelle et collective mises en place dans l'entreprise. L'entreprise est également incitée à limiter les facteurs de risques auxquels sont exposés les salariés à travers le paiement d'une cotisation additionnelle due uniquement par les employeurs déclarant des salariés exposés au-delà des seuils.
 
Tenir compte et compenser des périodes d'exposition à des facteurs de pénibilité dans la définition des droits à la retraite en rendant possible une majoration de durée d'assurance, afin de garantir la justice du système de retraites.

Qui est concerné ?

Les entreprises dont les salariés sont soumis à au moins l’un des 10 facteurs de risques, à un niveau d’exposition dépassant les seuils fixés par décret et affiliés au régime général ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) sont concernées par ce dispositif. 
 
Pour tout contrat dont la durée est supérieure ou égale à un mois, quelle que soit sa nature (CDI, CDD, intérim, apprentissage, etc.), les employeurs doivent vérifier l’exposition de leurs salariés ; dès qu’elle dépasse les seuils fixés, le salarié est considéré comme exposé et l’employeur doit alors répondre aux obligations correspondantes. 
 
Les seuils retenus sont définis pour chacun des risques par une intensité (mesurée en décibels pour le bruit, en kilogrammes pour les manutentions manuelles de charges…) et une temporalité (mesurée par une durée d’exposition en heures ou une fréquence).
 
Les 4 premiers facteurs de risques sont évalués par l'employeur à compter du 1er janvier 2015 et déclarés en fin d’année ou au terme du contrat de travail s'il s'achève en cours d'année civile. 
 
Ils permettront aux salariés d’acquérir des points dès le 1er janvier 2015. Ces points sont reportés sur le compte en 2016 mais correspondent à la période d'exposition de l'année 2015. 
 
Les 6 autres facteurs entrent en vigueur le 1er juillet 2016 et doivent être déclarés en fin d'année ou au terme du contrat de travail s'il s'achève en cours d'année civile.
 
Cette évaluation s'inscrit dans une démarche collective : le document unique d’évaluation des risques sert de repère pour l’appréciation des conditions de travail de chaque salarié. 

Les cotisations

Le taux de la cotisation de base est fixé à 0,01 % à compter de 2017.
Le taux de la cotisation additionnelle due au titre de l’exposition d’un salarié à un facteur de risques est fixé à 0,1 % pour les années 2015 et 2016, et à 0,2 % à compter de l’exercice 2017.
En cas de poly-exposition (au moins deux facteurs de risques), le taux de la cotisation additionnelle s’élève à 0,2 % pour les exercices de 2015 et 2016 et à 0,4 % à compter de 2017.

Démarches

Pour chaque salarié, vous déclarez via vos déclarations sociales le ou les facteurs de pénibilité au plus tard le 31 janvier de l'année suivant celle de l'exposition.
En cas d'erreur, vous pouvez rectifier votre déclaration jusqu'au 5 ou 15 avril de l'année suivante (selon l'échéance du paiement des cotisations qui vous est applicable). De plus, si la modification est favorable au salarié, la rectification est possible dans un délai 3 ans.
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